Un nouveau rebondissement secoue la procédure de redressement de la Soficoop. Terracoop, actionnaire fondateur associé au groupe Duchemann-Grondin, a présenté un plan alternatif qui concurrence directement celui porté par Urcoopa.
Cette offensive intervient alors que le plan initial reste bloqué par plusieurs décisions judiciaires en attente. Les représentants du personnel mobilisent pour défendre la solution d'origine.
Le projet concurrent exploite le mécanisme des « classes de parties affectées », dispositif qui permet à toute partie concernée de proposer une alternative. Selon une source proche du dossier, ce plan « tiendrait techniquement la route » et privilégierait l'esprit coopératif. À l'inverse, la solution Urcoopa s'articulerait davantage autour d'une logique capitalistique et bancaire.
Pour rappel, la Soficoop présente un passif global de 115 millions d'euros, dont 53 millions de dettes internes. Le plan initial prévoyait un accord bancaire de 15 millions, une augmentation de capital de 30 millions et une contribution de la CPPR et Sicalait pour éponger 17,2 millions de dette intragroupe.
Les tensions entre Terracoop et la Soficoop ne datent pas d'hier. En juin dernier, Terracoop avait déjà engagé une procédure en référé pour obtenir des documents financiers, avant de retirer sa demande.
Mardi, les CSE des filiales ont organisé un débrayage lors du conseil d'administration examinant le plan concurrent. L'intersyndicale revendique la défense de « l'intérêt collectif » et du modèle coopératif historique. Placée en procédure collective depuis avril 2024, la Soficoop évolue désormais hors délai réglementaire. Aucune décision définitive n'est attendue avant fin mars.
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