Yannick Galais, syndicaliste CFDT, a été licencié le 2 janvier par l'association Levavasseur, suite à une procédure initiée en 2022. Pour contester ce licenciement, il a sollicité un ingénieur inscrit sur la liste des experts de la cour d'appel de La Réunion.
Les accusations de l'association, qui affirme que Galais pratiquait du sport durant ses heures de délégation syndicale, reposent sur des données extraites de l'application Strava. Cependant, un rapport de l'expert informatique suggère que ces données peuvent avoir été altérées. Selon ses conclusions, les informations affichées par Strava peuvent être téléchargées et modifiées facilement avec un éditeur de texte.
Le licenciement de Galais fait suite à une décision du tribunal administratif de La Réunion, datée du 16 octobre, qui a annulé le refus de licenciement émis par le ministère du Travail. Ce jugement a écarté les éléments de défense du syndicaliste, y compris des relevés de « badgeage » à la salle de sport prouvant qu'il s'exerçait durant ses temps de repos.
Les relevés de la salle de sport avaient initialement convaincu plusieurs instances, dont l'inspection du Travail et le conseil des prud'hommes, de ne pas autoriser le licenciement. Ces instances ont conclu que le doute devait profiter au salarié, qui pouvait prouver sa bonne foi.
L'association Levavasseur a présenté un rapport technique affirmant que les données de Strava ne pouvaient pas être falsifiées. Cependant, l'expert mandaté par Galais a qualifié cette affirmation de « sans preuve » et a souligné les manquements dans l'analyse de l'employeur, qui n'a pas examiné le système d'enregistrement de la salle de sport à La Réunion.
Le rapport mentionne également que la montre de marque Suunto de Galais n'est conçue que pour une « utilisation récréative » et que les données recueillies ne sont pas totalement fiables. L'ingénieur a démontré comment il est possible de modifier les horaires des activités sur Strava.
Me Hugues Ciray, l'avocat de Galais, s'interroge sur la possibilité que les données sur Strava aient été falsifiées pour nuire à son client. Le cabinet Olivier Pons a aussi mis en avant que les « badgeages » de Galais à la salle de sport constituent des preuves fiables.
La directrice de la salle de sport, Keepcool, a confirmé par courriel l'exactitude des relevés de passage de Galais, précisant qu'il est impossible de modifier ces horaires.
Ces éléments seront examinés lors d'une audience à la cour administrative de Bordeaux, où Galais a fait appel de la décision du tribunal administratif. En attendant, il a déposé un référé pour suspendre son licenciement. Son avocat soutient que ces nouvelles preuves remettent en question la légalité des procédures suivies. Toutefois, le cabinet Bernard-Puech a souligné que le licenciement respecte le cadre légal, affirmant que la demande de Galais est irrecevable.
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