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Macron déploie le Charles de Gaulle après les frappes Iran-Israël

Macron déploie le Charles de Gaulle après les frappes Iran-Israël

« Depuis samedi dernier, la guerre s'empare une nouvelle fois du Proche et du Moyen-Orient. » Emmanuel Macron a planté le décor mardi 3 mars dans une allocution grave, détaillant la position française après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran.

Le président désigne clairement Téhéran comme responsable de l'embrasement régional. « La République islamique d'Iran porte la responsabilité première de cette situation », accuse-t-il, évoquant son « programme nucléaire dangereux », ses « capacités balistiques inédites » et son soutien aux « groupes terroristes ». Mais il condamne aussi les opérations en cours : « Elles ont été conduites en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons pas approuver. »

Près de 400 000 Français se trouvent dans la zone de conflit. « Nous sommes en train d'organiser en bon ordre le rapatriement en commençant par les plus vulnérables », annonce le chef de l'État. Deux premiers vols doivent arriver à Paris dès mardi soir. Sur le territoire national, le dispositif Sentinelle est renforcé.

La réponse militaire française prend de l'ampleur. Paris active ses accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis. « Nous avons abattu en légitime défense des drones dès les premières heures du conflit », révèle Emmanuel Macron. Des Rafale, des systèmes antiaériens et un radar aéroporté ont été déployés. Le porte-avions Charles de Gaulle « fait route vers la Méditerranée » avec son groupe aéronaval.

L'extension du conflit au Liban préoccupe l'Élysée. Si le Hezbollah a « commis la faute majeure de frapper Israël », Emmanuel Macron met en garde contre une opération terrestre israélienne qui serait « une escalade dangereuse et une erreur stratégique ». Une ligne d'équilibre entre solidarité stratégique et crainte d'embrasement total.

Au-delà du volet militaire, la guerre économique inquiète. Le détroit d'Ormuz, par où transite 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, est « de fait fermé ». La France se dit « à l'initiative pour bâtir une coalition » afin de sécuriser ces voies maritales essentielles à l'économie mondiale. Un enjeu vital alors que les prix de l'énergie flambent déjà.