Jean-François C., dirigeant d'une entreprise réunionnaise, a été condamné mardi 3 mars à deux ans d'emprisonnement avec sursis et 5 000 euros d'amende pour harcèlement moral et sexuel sur plusieurs employées. Le tribunal a reconnu quatre femmes victimes de harcèlement sexuel.
Les faits, qui remontent à 2018, révèlent un mode opératoire répétitif : propos inappropriés, avances insistantes, messages ambigus, gestes déplacés. L'une des victimes témoigne d'attouchements aux fesses et d'une tentative de baiser forcé. Une ancienne aide-comptable raconte avoir été saisie par le visage pour être embrassée, puis menacée de « tout perdre » en cas de refus.
Le dirigeant aurait notamment proposé à une salariée de l'emmener « faire un tour en voiture » pour « la faire jouir avec le régime moteur ». Calendrier pornographique affiché, confidences imposées sur sa vie intime, caresses non consenties : les témoignages décrivent un comportement systémique.
Plusieurs plaignantes ont développé des burn-out ou des malaises, l'une obtenant même la reconnaissance d'une maladie professionnelle. Certaines n'ont pas porté plainte, par crainte ou épuisement. Pour le harcèlement moral, Jean-François C. n'a été reconnu coupable que pour deux victimes sur plusieurs parties civiles.
Lors de l'audience de janvier, l'accusé avait clamé son innocence. Il dénonçait une « machination » orchestrée par un ancien cadre, contestait l'authenticité des SMS versés au dossier et évoquait un « complot interne ». Son avocat avait produit des témoignages de soutien d'employés encore en poste.
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